jeudi 30 avril 2009

Pénétrer l'anneau

Le Seigneur des Anneaux n'est pas, comme on l'a longtemps cru, le récit de la lutte du bien et du mal. 

C'est plutôt celui de la tension dialectique entre l'homosexualité et l'hétérosexualité chez Tolkien, vécue à travers le personnage de Frodo. 

Frodo ne devient pas homosexuel, ou sodomite : il l'est, dès son départ de la Comté, même s'il ne le sait pas. Gandalf, vieillard lubrique et impuissant, l'a bien deviné et c'est pourquoi il veut à tout prix guider Frodo dans la voie où il a déjà mené Bilbo. 

Lorsque le conseil d'Elrond décide d'envoyer l'anneau en Mordor, représentation parfaite du Grand Anus Primordial cher à Deleuze et Gattari , et non chez Tom Bombadil (retour impossible à la mère) ou dans la Lorien, cela est directement lié à la sexualité de Frodo.

(...)

Il est une troisième forêt, un autre vagin humide, Fangorn, par lequel Frodo ne passera pas, du moins pas avant d'avoir achevé sa quête. Nous devons cependant nous y arrêter, car c'est ici que la symbolique est la plus riche, et nous y assistons à l'une des deux seules représentations de l'acte sexuel dans l'œuvre de Tolkien, et à la seule qui figure une relation hétérosexuelle, particulièrement mouvementée il est vrai.

Fangorn2

Fangorn est l'image archétypale du sexe féminin dans le seigneur des anneaux. Profonde, obscure, il y coule des liqueurs enivrantes dont Merry et Pippin, qui représentent bien sûr ici des amis de Tolkien, vont se délecter. L'on peut tout d'abord voir dans la force nouvelle des deux hobbits après leur festin/cunnilingus dans l'antre de Treebeard une réminiscence de la conception taoïste de la sexualité comme moyen de s'approprier la force du sexe opposé . Mais ces préliminaires seront suivis d'une copulation monstrueuse, tellurique, lorsque la forêt/vagin se déplace pour rejoindre la tour d'Orthanc/pénis.


Ce texte cité sur le forum des nanars est extrait de Pénétrer l'anneau
La symbolique sexuelle dans "Le Seigneur des Anneaux",

Éléments pour une lecture freudienne de l'œuvre de J.R.R. Tolkien.

Actes du Séminaire de la Tour Noire

© An 1991 du troisième âge, Presses Universitaires de Dol-Guldur.


Et je ne résiste pas au plaisir de citer un dernier passage :


L'anneau de pouvoir n'est ni l'anneau royal perdu de Salomon, ni l'anneau d'invisibilité de Gygès, ni même l'anneau de puissance des Nibelungen, c'est simplement l'anus. Pas encore le grand anus primordial de Mordor, mais au moins celui de Frodo. Cet anneau est déjà enjeu de rivalité non-dite entre Frodo et Sam, voire Gollum, qui cherchent tous à y mettre leur doigt.

mardi 28 avril 2009

Langue criminelle

Monsieur Waid voudrait savoir si cunnilinguer une personne sans son consentement est un viol. Dans quelle guêpière s'est-il fourrée?

Appuyons nous pour y répondre sur ce merveilleux article d'Isabelle LB.



Le Quotidien du Médecin - 28 janvier 1999 -  Isabelle Lucas-Baloup


         
En France, le code pénal définit le viol comme "tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte ou surprise" (art. 222-223). 

Traditionnellement, le viol s'entendait d'une "pénétration sexuelle" stricto sensu qui supposait que le sexe du coupable pénétrât dans le sexe de la victime (conjonction sexuelle), définition qui a évolué dès lors que des femmes ont été condamnées pour viol (4) et que des hommes en ont été jugés victimes.

Si la Cour de cassation juge que l'expression "relation sexuelle" implique nécessairement "un acte de pénétration sexuelle" (Arrêt Cass. crim. 28 mars 1990), depuis 1984, la chambre criminelle a estimé que la fellation est un viol dès lors qu'il y a eu pénétration non consentie de la verge dans la bouche de la victime (Arrêt Cass. crim. 22 février 1984). Allant même, en 1997, jusqu'à juger que "tout acte de fellation constitue un viol dès lors qu'il est imposé à celui qui le subit ou à celui qui le pratique"(Arrêt Cass. crim. 16 décembre 1997).
          
Ainsi disparut, au mépris du sens des mots "pénétration" et "sexuelle", l'élément matériel essentiel de l'infraction : la pénétration par le sexe (du coupable) et/ou dans le sexe (de la victime). La pénétration sans le sexe, mais "à connotation sexuelle" était née.         


Les meilleures plumes (souligné par nicocerise : il y a les bonnes plumes et les mauvaises langues)  se sont exprimées dans les annales judiciaires sur la qualification d'une fellation comme viol.

Et la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris par un arrêt du 12 janvier 1998, en énonçant que "aussi répréhensibles soient-ils sur le plan moral ou en équité, les agissements reprochés aux mis en examen doivent recevoir la qualification juridique prévue en l'état des textes par la loi" opére un total revirement de jurisprudence par rapport à celle de 1997 - la pénétration buccale de l'agresseur par le sexe de l'agressé ne constituait pas une "pénétration de la personne d'autrui par l'agresseur et relevait par voie de conséquence du délit d'agression sexuelle autre que le viol"

Le viol impose un "acte de pénétration sexuelle active" (Arrêt Cass. crim. 21 octobre 1998).         

Attention avec ses revirements, la justice risque le 69 : Dura lèche, sex lèche.

Aussi en conclusion et oublions la fellation :

Si vous êtes victime d'un cunnilingus non désiré obtenu par violence, contrainte ou surprise :
- C'est un crime si la langue de l'agresseur pénètre votre vagin
- C'est un délit si la langue s'attarde sur le clitoris

Pour illustration de ce thème brown sugar des Rolling Stones



Le cunni-perché de Talons Aiguilles

Dans les cours d'écoles on joue à chat perché, dans les films d'Almodovar également.
talons_aiguilles

Quel plaisir de voir le personnage de Létal (Miguel Bosé) embrasser Rebecca (Victoria Abril) et la suspendre sur les tuyaux d'évacuation d'air.

La scène pourrait commencer par une fellation, la femme en retirant les artifices de la femme découvre les organes de l'homme, elle s'est agenouillé donc elle les a à hauteur de bouche mais cette scène là n'aura pas lieu.

Donc Létal demande à Rebecca d'ouvrir les cuisses. Elle est peu coopérante et il use de la force pour venir lui lécher le minou. La caméra passe du visage de Victoria qui passe de l'incompréhension au plaisir, à Miguel qui s'active dans l'entre-cuisse. Levant les yeux au ciel, Victoria a le visage d'innocence qui me rappelle celui d'Audrey Hepburn.

J'ai enfin trouvé la scène fatidique, profitez-en bien, moi je m'en lasse pas :



Vous pouvez retrouver également tous les baisers de Miguel Bosé.

jeudi 23 avril 2009

Culinaire ?

Le cinéma aime-t-il le cunni? En cherchant on peut trouver des perles. Si les huitres sont parfois perlières, on trouve aussi de plus en plus de beaux rosebuds dans l'intimité des pubis féminins.

Tampopo de Juzo Itami ne parle pas directement de rapports bucco-vaginal mais l'extrait est d'une grande force érotique.

J'espère qu'il vous donnera envie de manger et de partager vos sécrétions. Si vous avez envie d'huitres voilà quelques recettes.

PS : Malheureusement il n’y a jamais eu de dvd français de ce classique japonais jadis diffusé sur Arte, il existait seulement un dvd américain assez moyen, sous-titré anglais et épuisé. Cordialement, Bruno/Boutique DVD MK2 Bibliothèque.


PS2 : merci à Dali pour l'idée et le travail de recherche









La planète cunnilingus

Cameroun
Uruguay
Nicaragua
Norvège
Irlande
Laos
Islande
Nouvelle-Zélande
Guinée Bissau
Ukraine
Slovénie
La terre est un village,
cunnilingus est sa source.

mercredi 22 avril 2009

Un 69 d'antan

Le Chevalier.
- Tout est con chez cette divinité !Nicole (avec transport)
- Ah ! c’est bien chez toi que tout est vit.

Cet éloge est à peine prononcé que déjà sa bouche, qui ne veut pas se laisser vaincre de procédés par celle du Chevalier, s’est remplie du frais et rubicon bigarreau dont l’orgueilleux engin est couronné ; la folle fredonne en cette posture, une espèce d’air en remuant les doigts le long de cette étrange clarinette, à laquelle ce doigté ne laisse pas de causer un vif surcroît de plaisir. Elle ne dédaigne point de caresser aussi les ornements inférieurs, ni même de postillonner légèrement ce réduit plus inférieur encore, que la Nature a fait le quiproquo de ne pas rendre absolument insensible aux atteintes variées de la volupté. Ces stimulantes manœuvres ont bientôt conduit l’ardent Chevalier au même degré de prurit que sa langue fait éprouver à Nicole ; ils sont mutuellement électrisés au même instant, et l’élixir de vie que reçoit dans sa bouche l’enchanté fellateur est aussitôt quadruplement restitué à celle de l’expirante fellatrice. Deux déterminés ivrognes ne vident pas leurs verres avec autant de ferveur qu’en ont nos capricieux exaltés à savourer l’huile essentielle de Cythère. L’un et l’autre semblent désirer de tarir les sources où ils viennent de s’abreuver. – Enfin, il est temps d’avoir un moment de relâche. On reprend ses chemises après s’être bien rincé la bouche, d’abord avec de l’eau ; ensuite chacun avec un petit verre d’excellent Marasquin, dont Nicole s’est à propos souvenue d’avoir encore un flacon échappé, par bonheur, à l’intempérance du vilain Hilarion.- 

André de Nerciat, le diable au corps, roman libertin, 1798, tome troisième.

Félicien Rops, gravure pour l’édition de 1865 du diable au corps d’André de Nerciat.

Vous retrouvez cette citation et cette gravure sur le site @mateurdart

Felicien_Rops_69

Et je ne résiste pas au plaisir de vous proposer cette autre oeuvre Hokusai sur un thème également traité par Rops et que vous trouvez également chez l'@mateur d'art.

octo1

lundi 20 avril 2009

La chatte de Lisbeth Salander

Velue ou Lisse, Pierre apporte des données historiques et politiques dans le long commentaire que je poste ci dessous. 

J'avais je l'espère pas raccourci trop mon billet au point de faire croire que Swang partageait cette litanie d'insanité. Si c'est le cas je m'en excuse et partage votre erratum. 

Toutefois, ce que je reproche à cet auteur c'est son vocabulaire trop psychanalytique, je pense que les femmes d'aujourd'hui peuvent se raser et se piercinger en toute liberté. Et j'avoue que j'aime tous les minous, rasés ou velus, sans en faire une question de principe ou de psychanalyse historique.

Ceci étant dit, il est important de connaitre l'histoire et les sources d'aliénation qui parfois nous influencent sans que nous en soyons conscient. Merci donc et à bientôt
.


Mais avant, une mise en bouche, avec ce magnifique dessin de Berth. Ce dessin lui appartient et je promets d'acheter Siné hebdo mercredi pour me faire pardonner cet emprunt.

berth


Bonjour à vous. Je suis tombé sur ce blog via celui d'Agnès Giard. Concernant Zwang, je pense que vous interprétez à l'envers ses propos.

En effet, il dit : "Tout est reproché à la vulve et au vagin, de leur anatomie comme de leur physiologie : navrante litanie !"
Ce qui suit est donc la litanie qu'il trouve navrante et qu'il énumère mais qui n'est pas du tout sa pensée.

Zwang est un ardent défenseur des femmes et il lutte contre tout ce qu'on a imposé aux femmes comme tortures corporelles au cours des siècles et qu'on impose encore aujourd'hui, de façon plus insidieuse que par le passé.

Comme on peut le lire ici : http://ame.enfant.org.free.fr/zwang.html où il parle des mutilations, dont l'épilation fait partie, cela date de 98 mais est encore très actuel.

Ce que vous citez de Zwang, c'est justement ce qu'il dénonce. Ce sont les reproches que les hommes ont fait aux femmes pendant des siècles et cela fait partie de la répression sexuelle.
Je pense qu'il était important de rectifier et je vous invite à lire ce que Zwang explique ci-dessus, voici un petit extrait.

«L'homme normal est habituellement rebuté par l'aspect chauve de la zone génitale féminine. C'est en général la conséquence de la maladie, et surtout de la sénilité. Une femme dépourvue de poils pubiens est une vieille femme n'inspirant plus le désir. C'est pourquoi la tonte sexuelle a de tout temps été infligée comme punition, surtout entre femmes. Pour défigurer une rivale, ou pour châtier une prostituée qui n'a pas obéi aux règlements du Milieu. Avant la libéralisation de l'interruption de grossesse, et sans nécessité d'asepsie depuis la mise au point de désinfectants liquides efficaces, les femmes devant subir un curetage évacuateur après avortement étaient systématiquement et entièrement rasées. Il fallait les punir d'avoir "tué leur bébé". Dans un cas comme dans l'autre on s'attaquait à un signal déclencheur très puissant, destiné à susciter le désir masculin, et on espérait bien mettre la femme "hors course" avant la repousse pileuse.

Il n'en va pas de même en contrée phallocratique, là où les femmes sont infériorisées, assujetties. Le rasage féminin donne à la vulve et au pubis l'aspect glabre des organes infantiles. C'est un signe de soumission, pour ne pas apparaître en tant qu'adulte et autonome. La femme est ainsi infantilisée.

La pratique est solidement implantée dans les pays musulmans. Mais en Occident, la sexualité et ses poils, tout spécialement féminins, ont été fortement culpabilisés.

C'est pourquoi tant de femmes ont accepté sans broncher l'obligation de rasage que leur ont infligé les maillots de bains "brésiliens". Cet attentat à leur féminité morphologique adulte est même tarifé dans les instituts de beauté. Les acheteuses de tenues de bain très échancrées y vont se "faire le maillot". Pour se faire déboiser sur mesure. Alors qu'il existe un peu partout des plages nudistes où montrer plus ou moins de poil n'a plus aucune importance.

A l'instar des phallocrates orientaux, il existe des machistes occidentaux qui eux aussi sont émoustillés par les femmes infantilisées. C'est pour leur complaire que la "faune" qui pose dans les productions pornographiques pratique souvent l'épilation totale, et que certaines de leurs partenaires s'y soumettent dans la vie courante, pour ressembler à ces modèles rasés.

Il va de soi que les pédophiles, inhibés par les femmes "velues et entières" apprécient hautement les fillettes glabres et "bien obéissantes".

L'épilation corporelle totale.

Elle est infligée rituellement aux jeunes mariées, avant la nuit de noces coranique. Mais aussi en Inde, avant le mariage avec un aristocrate. La femme est devenue à nouveau une enfant, au pouvoir de son seigneur et maître. Il en attend la même docilité.

3° La censure de la féminité

Renoncer à sa toison pubienne, à sa pilosité axillaire, à ses cheveux, voiler sa chevelure, son visage, autant de sacrifices auxquels sont contraintes les femmes partout où la féminité est suspecte, crainte ou haïe. Certains châtiments expriment même un regret non pas "inconscient" mais bien manifeste de certains hommes : que les femmes ne soient pas des hommes, à leur image.

Bien que tous ces châtiments n'entraînent pas d'amputation irréversible, ils n'en sont pas moins répréhensibles car basés sur la même idéologie que les mutilations sexuelles. La vieille culpabilisation métaphysique de l'animalité humaine, de ses désirs, de ses organes sexuels, de leurs poils et de leurs odeurs, la vieille misogynie inspirant les mêmes réticences, les mêmes condamnations, les mêmes censures. Dans les hautes sphères de l'éthique comme dans la vie quotidienne.»
Posté par Pierre, 20 avril 2009

suite

dimanche 19 avril 2009

Cunni Song

Andy Shmushkin is a cross between James Taylor and Lenny Bruce. He sings the sweetest fucking songs you’ve ever heard. Currently living in exile Shmushkin has a growing cult of fans and future lovers in the United States.
A brief list of things you should know about Shmushkin:
1. He was born with a moustache
2. His name means "pretty little vagina" in an obscure eastern European dialect.
3. He is Jewish, Buddhist AND Canadian
4. He used to be a chaperone for Barely Legal girls
5. He was first "discovered" in Hollywood by Andy Dick
6. National Lampoon is releasing his videos

Christmas Cunnilingus

samedi 18 avril 2009

La mécanique du plaisir

Je reviens sur l'enquête internet de Libé Vaginale / clitoridienne. A corps et à cris retranscrit par Cécile Daumas dont les résultats montrent que le sujet du cunnilingus est bien un sujet politique, scientifique, culturelle. Seul le côté artistique est laissé de coté.

D'abord la distinction Vaginale et clitoridienne est absurde :

«Compte tenu des connaissances sur la mécanique du plaisir sexuel, l'opposition vaginale ou clitoridienne est une question dépassée», explique Catherine Solano, médecin sexologue. Si le sexe masculin forme un tout, du bout de la verge à l'arrondi des testicules, il en va de même pour le sexe féminin. Sorte d'iceberg, le clitoris visible à l'oeil nu ne représente qu'un petit bout de cet organe qui enfouit ses ramifications nerveuses, longues d'environ dix centimètres, des deux côtés du vagin. Quand il y a excitation sexuelle, elle emporte le plus souvent clito et vagin à la fois. La proximité entre les deux est telle que certains experts estiment que clitoris et point G - situé à l'entrée du vagin, derrière le pubis - ne forment qu'un seul et même organe. «Le point G, c'est l'arrière du clitoris, dit Damien Mascret, médecin sexologue. Voilà qui ne nécessite pas des milliers de pages de littérature.»

Longtemps, les hommes ont trouvé confortable, quand ils faisaient l'amour, d'oublier le plaisir de leurs compagnes. Longtemps, ils ont aimé croire que la pénétration était l'acte le plus jouissif pour les deux sexes. Focalisée sur la reproduction, l'Eglise - et sa position du missionnaire - ne les encourageait pas à penser autrement.


Freud, lui, verrouilla la question. Selon le père de la psychanalyse, une femme qui ne connaît que le plaisir clitoridien est immature. Pire, si elle s'adonne à la masturbation, activité jugée masculine, elle devient virile. Seuls les êtres atteignant l'orgasme vaginal sont considérés comme des adultes complets et accomplis. «La transformation de la petite fille en femme est caractérisée principalement par le fait que cette sensibilité [dont le clitoris est le siège, ndlr] se déplace en temps voulu et totalement du clitoris à l'entrée du vagin», écrit Freud en 1922, dans son Introduction à la psychanalyse.

Il faudra attendre les féministes des années 70 pour entamer la réhabilitation du clitoris , avec Jane Hunt dans Osez la masturbation féminine «On tombe dans l'excès inverse mais la masturbation féminine est explorée et défendue comme il se doit.»

Ovidie : «Le vagin, c'est la Belle au bois dormant, dit-elle. L'orgasme vaginal est effectivement difficile à atteindre car c'est une zone moins sensible que le clitoris ou l'anus. Mais il faut savoir le réveiller et l'apprivoiser.»

Si la situation actuelle était celle de la liberté de la femme de jouir comme elle veut, de se faire chevaucher par un homme sauvage, ou de venir prendre par la main des hommes respectueux et timides qui pourrait s'en plaindre.

Et pour le plaisir cette magnifique oeuvre de 
Aeric Meredith-Goujon. Vous pouvez découvrir des oeuvres plus dérangeantes de ce photographe chez Michel debray


GoujonMeredith

mardi 14 avril 2009

Cunnilingus pictural

Agnès Giard s'est fait écho du vernissage de l'expo de Jean-Pierre Ceytaire au musée de l'érotisme du 9 avril au 9 octobre 2009.

Il leur fait des visages à la Modigliani et des corps de poupée à la Hans Bellmer : ventre rond articulé sur des moignons de cuisse, encadrant un fruit fendu, offert à la concupiscence. «Oui, les femmes se dégustent, dit-il. Enfin celles qui déclenchent l'irrésistible envie de… Femmes sans bras pour ne pas repousser… Sans risque de baffes. Cuisses ouvertes prêtes à êtres léchées.» Il est rare qu’un peintre représente autant le cunnilingus. C’est presqu’une obsession dans les tableaux de Jean-Pierre Ceytaire: des hommes, il ne montre que la langue, toujours dressée, tendue, arc-boutée comme une flamme. Et les femmes aux yeux de serpent, se lovent amoureusement autour de cette langue qui darde contre leur sexe.

(...)

Avec un sexe aux sucs irrésistibles. «Je ne sais pas si beaucoup d’hommes ont un réel appétit pour le broutage, raconte Jean-Pierre Ceytaire (sous-entendu : «moi, oui»). Beaucoup aux dires des femmes ne le font qu’en suivant un scénario pré-enregistré sans aimer vraiment ça.» Et de déplorer que, si mal léchées, les femmes finissent par ne plus aimer cette caresse: «Ce refus de leur part, ce n’est pas de la honte mais du mal fait peut être.» Ce qui l’encourage d’autant plus à peindre des femmes aimant ça, entourées d’hommes-serpents aux langues reptiliennes. Jean-Pierre Ceytaire se définit comme un «maître du cunnilingus pictural».

 
68


vueht

mercredi 8 avril 2009

Langue anglaise

La langue anglaise est d'une surprenante richesse en locutions issues du cunnilingus :











cunnilalia : Possibly coined by J.E. Schmidt for his    Lecher's Lexicon    (1967) meaning to talk excessively or obscenely about the female genitals and cunnilingus.

cunnilinctio


cunnilinction


cunnilincto


  • Slangonyms and euphemisms: box-biter; butter-mouth; cake-eater; carpet muncher; cat-lapper (catlapper); clam diver; clit licker; cunnilingam; cunnilingham; cunnilinguant; cunning linguist; cunnophile; cunt-sucker; cuntlapper; cuntsucker; dive in the bushes; diver; doormat basher; face man; fanny nosher; fish queen; Frencher; gamahucheur; gash-eater; gift of tongues; growl-biter; head; head hunter; head-worker; high-diver; homophagist; keyhole whistler; kneeler; lap-lover; lapper; lécheur; lickbox; licker; linguist; lover under the lap; mohuncher; mouth-worker; mouther; muff-diver; muff muncher; Oom Paul; rug muncher; skin-diver; sixty-niner; slitlicker; sucker; suckstress; top-diver; trapeze artist; twat-sucker; twatter; vacuum cleaner; yodeler.



cunnilinctus


cunnilingam




cunnilingist


cunnilingtie


cunnilingual




cunnilinguate


cunnilingue


cunnilinguist




cunnilingus perficiens : Complete cunnilingus vigorously performed.

cunning : Elizabethan euphemism for the female genitals, punning  cunt , the vagina, and  cunning , shrewdness.

cunning linguist : Money Penny to James Bond (Pierce Brosnan) in    Tomorrow Never Dies    (1998): 'You always were a cunning linguist, James'.

cunning linguistics : A pun on cunnilingus. The expression is used by Robin Williams in    Mrs.Doubtfire      (1993)



cunniphrenia


cunnophile




cunnus


cunny


cunny-catcher


cunny-haunted


cunny-skin


cunny-warren




Et la liste est plus longue encore avec l'éthymolgie cunt




cunt : Vulgar and offensive term for:1. The female genitalia. Usage: Cunt has been taboo for at least 600 years; today, most women consider it to be the single most offensive word in the English language.


Etymology: Possibly from the Anglo-Saxon cynd, the Middle English form of the word was cunte / count(e) , corresponding to the Old Icelandic kunta and the Dutch and Low German kunte, meaning female pudenda. Other possible origins: 1) The Latin cunneus , meaning wedge, or cunnus , meaning pudend or vulva, a word regarded as obscene and eventually outlawed in Rome. Horace used it,
Cicero
did not. 2) From the Old English coint / coynte / qwaynt / cwithe , the womb. The Oxford English Dictionary cites its first use in 1230 when the word appeared in the name of a
London
lane, Gropecuntelane , listed among the stews (brothel area) of Southwark. It is also found in the familty name of some women from 1200 to 1500: Gunoka Cuntles, Bele Wydecuntlse (1318), Godwin Clawecuncte (1366), Simon Sitbithecunte, John Fillecunt, Robert Clevecunt (1302). Chaucer used a version of the word in
1383 in
The Miller's Tale. (See quote below.) See also: country


cunt carpet


cunt curtain


cunt down


cunt dracula


cunt face


cunt fart


cunt for hire






cunt hunt


cunt itch






cunt light


cunt lips


cunt pensioner


cunt pie


cunt rag


cunt shop


cunt stretcher


cunt torture


cunt-cuddling


cunt-hair


cunt-lap


cunt-stabber




cunt-sticker


cunt-stirrer


cunt-struck






cunt-tease


cunt-teaser


cunt-warren


cunted






cunting




cuntkin


cuntlapper


cuntlet


cuntline











samedi 4 avril 2009

Cunnilingus Mon Amour !

Chanson extraite de La Mécanique du Coeur de Dionysos. Cunnilingus Mon Amour ! Dionysos avec Babet et Rossy De Palma. Le livre La Mécanique du Coeur de Mathias Malzieu est à lire absolument.



Mon hamster se prénomme cunnilingus
Et croyez le ou non
Mais ce gus à tendance à se prendre pour un homme
Je me demande comment il s'y prend
Qui viennent lui chuchoter
Cunnilingus mon amour

Elles s'éprennent de lui
Ca ne le surprend pas
Et elles se levet la nuit
Pour se faire parfumer
Entre leurs jolis doigts

Ah ce qu'il adore se pendre à ses barreaux
Pour faire croire qu'il est vraiment
Le grand roi des pectoraux

Le problème c'est qu'il voudrait qu'on l'aime
Comme s'il était vraiment un homme
A qui on chuchoterais
Cunnilingus mon amour

Elles se foutent de lui
Ca ne le surprend pas
Quand il danse la nuit
Comme s'il jouait sa vie
Entre leurs jolis doigts

Une nuit moi j'ai trop forcé la dose de parfum pour cunnilingus
Qui se prend de plus en plus pour un homme

Il se mit à lécher tout son corps
Pour se laver car vous savez
On est jamais trop coquet

Il se mit à danser
Ca ne nous surprend pas
Comme un grand possédé
Mais hélas ?
Son corps alcoolisé
S'est fracassé contre les barreaux de sa cage

Beaucoup de sang coulait de ses yeux
Et de son doux pelage encore tout bien parfumé
Une performance jamais égalée
Pas meme par Elvis presley
Michael Jackson peut aller se rhabiller
Va te rhabiller Micheal!

Oh aie aie aie aie aie

Mon hamster se prénommait Cunnilingus
Et croyez le ou non
Mais ce gus se prennait vraiment pour un homme

vendredi 3 avril 2009

La peau douce

Les jeunes filles d'aujourd'hui ont la peau douce. Leur intimité se donne à voir et si vous savez être tendre aujourd'hui comme hier leurs jambes vont se arquer, et s'écarter, elles vous prendront votre main et l'accompagnerons vers leurs entrejambes et vous ferons comprendre que l'heure est venue de leur donner du plaisir. Prenez le temps jeune homme de leurs caresser l'intérieur des cuisses. Prenez le temps de caresser leurs ventres. N'oubliez pas que chez une femme il n'y a pas à proprement parler de zones sensibles. Toutes la peau devient érogène avec le désir, le ventre autant que le sexe. Vous pouvez embrasser le cou d'une femme pour la faire jouir. Laissez vous gagner vous aussi par cette possibilité que votre corps vous offre.
Mais allez maintenant déguster ce beau fruit et le jus qu'il vous faut déguster. Profiter de  ce bel abricot  qui s'est ouvert et a muri spécialement pour ce moment.

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Photo glané chez Bligny Papillones

jeudi 2 avril 2009

Le poil et le goût

L'actualité est riche autour du thème du poil. Ce thème est sans doute printanier. L'homme se réveille de l'hiver et a envie d'humer le parfum des fleurs.
Ainsi l'article d'Agnès Giard sur la sortie de l'ouvrage de Jean Da Silva Du velu au lisse (histoire et esthétique de l’épilation intime). Dans la Blogosphère le billet à plus d'importance que le livre.

Remettons en évidence la gravité de ce conflit avec Gérard Zwang (qui apparait également comme un partisan du sexe naturelle) et son ouvrage de 1979 "Le Sexe de la Femme", Editions Pygmalion

extraits :
Tout est reproché à la vulve et au vagin, de leur anatomie comme de leur physiologie : navrante litanie !
* Le sexe de la femme est velu : d'une façon générale, la femme n'a pas le droit de posséder du poil ; c'est gênant, disgracieux, sale.
* Le sexe de la femme est trop compliqué. L'ensemble de ses plis et replis paraît bien trop exubérant, injustifié, pour ce qui, après tout n'annonce qu'un trou. Complication absurde et fastidieuse de la margelle du puits vaginal.
* Le sexe de la femme sent mauvais. Le smegma vulvaire, fermentant, répand certes miasmes évoquant aussi bien le poisson avarié que le lait aigre. Mais il faut au moins trente-six heures de négligence pour en arriver à ce fâcheux résultat (...)
* Le sexe de la femme est humide. Un organe qui coule ne semble jamais très sain. Pourtant familiarisé avec l'humidité de sa bouche, l'homme imagine mal que l'entrecuisse puisse être naturellement moite et fluent. La lubrification vulvo-vaginale physiologique lui paraît un peu sale, à tout le moins louche. (...)
* Le sexe de la femme saigne.(...)
* Le sexe de la femme est maléfique.(...)
* Le sexe de la femme est creux.(...)
Malheureusement pour lui, le sexe de la femme ne ressemble à rien à une fesse ; velu, humide, compliqué et creux, il fait tache au beau milieu du corps féminin, il le dépare, l'enlaidit. Voilà la principale origine de son inexcusable censure esthétique, comme du flot de qualificatifs injurieux qui déshonorent tant de langues humaines."
J'espère qu'en pratiquant ce blog vous ne partagez pas ces bullshits.

1ère illustration : avec poil façon Commune de Paris 1871.
hdorigine