mercredi 27 mai 2015

O comme outrage

O subit tous les outrages pourtant la caresse la plus honteuse c'est celle offerte à son sexe par une bouche. Caresse qu'on ne peut pas nommer en 1954.

Derrière Pauline Réage, Dominique Aury qui  a expliqué qu'Histoire d'O était une lettre d'amour en forme de roman à Jean Paulhan.  (Pauline Réage, Egérie Paulhan)

Enfin une femme qui avoue ! Qui avoue quoi ? (...) que tout est sexe en elles, et jusqu'à l'esprit.

Extrait d'histoire d'O de Pauline Réage publié en 1954 aux éditions Pauvert

L’inconnu s’était assis sur le rebord du lit, il avait saisi et lentement ouvert, en tirant sur la toison, les lèvres qui protégeaient le creux du ventre. René la poussa en avant, pour qu’elle fût mieux à portée, quand il comprit ce qu’on désirait d’elle, et son bras droit glissa autour de sa taille, ce qui lui donnait plus de prise. Cette caresse qu’elle n’acceptait jamais sans se débattre et sans être comblée de honte, et à laquelle elle se dérobait aussi vite qu’elle pouvait, si vite qu’elle avait peine le temps d’en être atteinte, et qui lui semblait sacrilège, parce qu’il lui semblait sacrilège que son  amant fût à ses genoux, alors qu’elle devait être aux siens, elle sentit soudain qu’elle n’y échapperait pas, et se vit perdue. Car elle gémit quand les lèvres étrangères, qui appuyaient sur le renflement de chair d’où part la corolle intérieure, l’enflammèrent brusquement, le quittèrent pour laisser la pointe chaude de la langue l’enflammer davantage ; elle gémit plus fort quand les lèvres la reprirent ; elle sentit durcir et se dresser la pointe cachée, qu’entre les dents et les lèvres une longue morsure aspirait et ne lâchait plus, une longue et douce morsure, sous laquelle elle haletait ; le pied lui manqua, elle se retrouva étendue sur le dos, la bouche de René sur sa bouche ; ses deux mains lui plaquaient les épaules sur le lit, cependant que deux autres mains sous ses jarrets lui ouvraient et lui relevaient les jambes. Ses mains à elle, qui étaient sous ses reins (car au moment où René l’avait poussé vers l’inconnu, il lui avait lié les poignets en joignant les anneaux des bracelets), ses mains furent effleurées par le sexe de l’homme qui se caressait au sillon de ses reins, remontait et alla frapper au fond de la gaine de son ventre. Au premier coup elle cria, comme sous le fouet, puis à chaque coup, et son amant lui mordit la bouche. L’homme la quitta d’un brusque arrachement, rejeté à terre comme par une foudre, et lui aussi cria. René défit les mains d’O, la remonta, la coucha sous la couverture. L’homme se relevait, il alla avec lui vers la porte. Dans un éclair, O se vit, délivrée, anéantie, maudite. Elle avait gémi sous les lèvres de l’étranger comme jamais son amant ne l’avait fait gémir, crié sous le choc du membre de l’étranger comme jamais son amant ne l’avait fait crier. Elle était profanée et coupable. S’il la quittait, ce serait juste. Mais non, la porte se refermait, il restait avec elle, revenait, se couchait le long d’elle, sous la couverture, se glissait dans son ventre humide et brûlant, et la tenant embrassée, lui disait : « Je t’aime. Quand je t’aurai donnée aussi aux valets, je viendrai une nuit te faire fouetter jusqu’au sang. »

Photo : Ken Marcus

mercredi 20 mai 2015

Caron Geary

Il y a en Caron Geary, tout le plaisir, l'énergie et la créativité que l'on admire dans l’underground anglaise.

Multiple : Geary is mc kinky is Feral is Kinky

Désigné comme première mc caucasienne (sic) elle est aujourd'hui Feral The covert persona, ‘Feral’ encompasses the tribal, the religious and political, rather than the mythical or surreal, whilst concurrently denying any immediate recognition based on race, sexuality, class or gender. (4art)

Elle aime :     BACON, GILBERT & GEORGE, JOSEPH WRIGHT OF DERBY, MARLENE DUMAS




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Célèbre pour le hit interdit d'antenne Everything Starts With An E

mardi 19 mai 2015

Léchouille de libé

Les articles sur la fellation sont nombreux. Mais pour parler du cunnilingus, y'a plus grand-monde. Cheek Magazine consacre donc un papier à ce sujet et au tabou qui l'entoure, dans un article repris sur le site des Inrocks. Autrefois réservée aux maisons closes, la pratique fait aujourd'hui partie intégrante de la vie sexuelle. Selon une étude de 2006, 85% des hommes et des femmes l'auraient déjà pratiqué au moins une fois dans leur vie.
Pour certaines femmes, la pratique du cunnilingus est un critère de choix du partenaire : s'il ne s'y met pas, ciao. A l'inverse, d'autres femmes n'aiment pas ça, au point de stopper net un mec qui voudrait s'y adonner. Pour certains, hommes comme femmes, le cunni n'est pas super compatible avec un coup d'un soir. Quand la fellation tombe davantage sous le sens. On vous raconte pas tout, parce que cet article est fort intéressant et mérite que vous alliez y jeter un œil.

Enfin ça c'est la permanence du traitement journalistique du cunnilingus dans la presse.

Visitez plutôt les pages de ce site.

Ci dessous femme lisant les Cheek Magazine